La Bolivie traverse actuellement l’une des périodes de transformation les plus importantes de ces dernières décennies. Après près de vingt ans de domination politique du MAS, l’arrivée de Rodrigo Paz à la présidence marque un changement de direction.
Mais pour une personne qui envisage de vivre, travailler ou investir en Bolivie, la question essentielle est ailleurs :
Qu’est-ce que ce changement signifie concrètement ?
Le gouvernement de Rodrigo Paz défend une politique davantage tournée vers l’investissement privé, la production, les exportations et l’ouverture internationale.
Le président a présenté à plusieurs reprises l’objectif d’ouvrir davantage la Bolivie aux investissements et aux marchés internationaux.
Cette orientation représente une évolution importante par rapport aux années précédentes. Le gouvernement cherche notamment à attirer davantage de capitaux étrangers et à améliorer la sécurité juridique des investisseurs.
L’un des changements les plus importants est le projet de nouvelle loi sur les investissements.
Le texte présenté par le gouvernement vise notamment à améliorer la sécurité juridique, la prévisibilité et les conditions d’investissement en Bolivie.
Pour les investisseurs étrangers, c’est un sujet essentiel.
Un pays peut posséder d’importantes ressources naturelles et un marché intéressant, mais si les règles sont difficiles à prévoir, les investisseurs restent prudents.
La volonté actuelle est donc de créer un environnement plus favorable.


Le changement politique se traduit également par une nouvelle diplomatie économique.
Le gouvernement multiplie les contacts avec :
Lors de ses déplacements internationaux, Rodrigo Paz a placé l’investissement, le financement et l’ouverture économique au centre de son agenda.
La Bolivie cherche donc à passer d’une logique davantage centrée sur l’État à une logique où le capital privé, les entreprises et les partenaires internationaux jouent un rôle plus important.
Le Brésil constitue un élément essentiel de cette nouvelle stratégie.
Santa Cruz possède une position particulièrement intéressante par rapport au Mato Grosso et aux grands marchés brésiliens.
L’agriculture, l’agro-industrie, la logistique, le commerce et les infrastructures peuvent bénéficier d’une coopération plus importante entre les deux pays.
La réélection de Lula et la volonté de Rodrigo Paz de poursuivre le rapprochement renforcent cette perspective.
La Bolivie cherche également à améliorer ses relations avec le Chili.
Les deux pays travaillent notamment sur le commerce, les frontières, l’énergie, les infrastructures et les transports.
La visite de José Antonio Kast en Bolivie en octobre 2026 a constitué un symbole important de cette nouvelle approche pragmatique. Les discussions ont notamment porté sur le commerce, la sécurité, les hydrocarbures, les infrastructures et l’intégration.
Pour les entrepreneurs, cette évolution est importante.
Une meilleure intégration régionale signifie potentiellement davantage de circulation des marchandises, des personnes, des capitaux et des services.
Le changement est également visible dans les relations avec les États-Unis.
Le gouvernement bolivien cherche à renforcer la coopération économique et sécuritaire avec Washington.
Des représentants américains ont notamment évoqué le potentiel d’investissements en Bolivie dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle, l’énergie verte, les hydrocarbures et les mines, sous réserve notamment d’un nouveau cadre d’investissement.
La Bolivie cherche donc à diversifier ses relations internationales.
C’est là que cette évolution devient intéressante.
Une personne qui envisage de vivre en Bolivie ne doit pas uniquement regarder la situation actuelle.
Elle doit également regarder la direction prise par le pays.
Si les réformes avancent, plusieurs secteurs pourraient progressivement se développer :
Pour un entrepreneur ou un investisseur, cette transformation peut créer de nouvelles possibilités.
Il serait incorrect de présenter la nouvelle Bolivie comme un pays déjà totalement transformé.
L’économie reste fragile.
Les réformes peuvent rencontrer des résistances politiques et sociales.
Le Congrès est fragmenté et certaines mesures économiques ont déjà provoqué des tensions et des protestations.
La sécurité reste également un sujet important, notamment à Santa Cruz.
La bonne approche consiste donc à être optimiste sur la trajectoire tout en restant réaliste sur les risques.
Parce que les personnes qui arrivent aujourd’hui ne découvrent pas seulement la Bolivie actuelle.
Elles peuvent aussi participer à la prochaine étape de son développement.
Pour certains, cela signifie simplement vivre dans le pays.
Pour d’autres :
La résidence peut donc être le début du projet, et non sa finalité.
Pendant longtemps, la Bolivie a été relativement isolée dans certaines dimensions de sa politique économique.
Aujourd’hui, le discours est différent :
plus d’investissement, plus de coopération internationale, plus de commerce, plus de connexions régionales et davantage de participation du secteur privé.
La transformation ne fait que commencer.
Pour ceux qui envisagent une expatriation, un investissement ou la création d’une activité en Amérique du Sud, c’est précisément le moment de regarder la Bolivie de plus près.
Bolivia Resident accompagne les personnes qui souhaitent découvrir le pays, comparer leurs options et préparer leur projet d’installation.
Sources : La Razón, 23 septembre 2026 (déclarations de Rodrigo Paz sur l’ouverture aux investissements) ; Associated Press, 6 août 2026 (projet de loi sur les investissements, réformes et mobilisations sociales) ; Emol et The Clinic, 16 octobre 2026 (visite de José Antonio Kast à La Paz) ; AFP, 25 octobre 2026 (réélection de Lula). Article rédigé le 27 octobre 2026, susceptible d’évoluer.