La fiscalité en Bolivie repose en grande partie sur un principe de territorialité. Pour les expatriés, retraités, rentiers, entrepreneurs et investisseurs étrangers, il est donc essentiel de distinguer la résidence fiscale, le lieu où l’activité est réellement exercée et la source des revenus.
Le certificat de résidence fiscale est délivré par le Servicio de Impuestos Nacionales (SIN). Il permet notamment de justifier sa résidence fiscale en Bolivie auprès d’une administration étrangère et dans le cadre des conventions fiscales internationales.
Être résident fiscal bolivien ne signifie toutefois pas automatiquement que tous les revenus étrangers sont imposables en Bolivie. La nature du revenu et sa source doivent être analysées.
La Bolivie peut également intéresser les personnes souhaitant s’installer à l’étranger avec une pension ou une retraite.
Le régime bolivien prévoit que les prestations et bénéfices du Système intégral de pensions bolivien ne constituent pas un fait générateur d’impôt.
Pour une pension provenant d’un système de retraite étranger, la situation doit toutefois être analysée séparément selon son origine, la nature du revenu et les éventuelles conventions fiscales applicables.
Il est donc important de distinguer une pension bolivienne d’une pension versée par un organisme étranger.

La fiscalité bolivienne prévoit également des règles spécifiques pour les personnes qui vivent de leurs revenus patrimoniaux.
Le RC-IVA peut notamment concerner les revenus provenant :
Le SIN prévoit notamment un régime de déclaration trimestrielle pour certaines personnes physiques percevant des revenus provenant de locations, biens immobiliers, anticréticos ou intérêts.
Certains revenus financiers bénéficient cependant de traitements spécifiques ou d’exclusions prévues par la législation. La nature exacte du placement doit donc être vérifiée.
La Bolivie reconnaît l’exportation de services lorsqu’un service est réalisé en Bolivie pour un client situé à l’étranger et que le résultat du service est utilisé ou exploité économiquement à l’étranger.
Cela peut notamment concerner :
Pour une exportation de services répondant aux conditions légales, la TVA bénéficie d’une libération spécifique.
La facture d’exportation de services est émise sans droit à crédit fiscal.
Attention : l’exportation de services ne signifie pas automatiquement une exonération de tous les impôts boliviens.
L’IT, Impuesto a las Transacciones, est généralement de 3 %. L’exportation de services n’entraîne pas automatiquement une exonération de l’IT.
L’IUE, Impuesto sobre las Utilidades de las Empresas, est de 25 % sur le bénéfice fiscal pour les entreprises concernées.
L’IUE effectivement payé peut toutefois être utilisé comme paiement à compte de l’IT selon les règles applicables.
La fiscalité réelle dépend donc du chiffre d’affaires, du bénéfice, des dépenses déductibles et de la structure de l’activité.
La fiscalité bolivienne concerne également les personnes qui souhaitent investir dans le pays.
Cela peut notamment concerner :
Pour chaque projet, il faut distinguer le type d’investissement, la structure utilisée, l’origine des fonds, les revenus générés et leur source fiscale.
La fiscalité d’un investissement immobilier n’est ainsi pas nécessairement la même que celle d’une entreprise ou d’une activité de services.
Une LLC américaine peut être intéressante pour une activité internationale, mais son simple enregistrement aux États-Unis ne suffit pas à rendre automatiquement ses revenus étrangers à la fiscalité bolivienne.
La question essentielle est : où l’activité est-elle réellement exercée ?
Si la LLC est véritablement gérée et exploitée hors de Bolivie, sans bureau, équipe ou activité opérationnelle en Bolivie, le principe de territorialité peut permettre de considérer ses bénéfices comme des revenus de source étrangère.
En revanche, si le propriétaire vit en Bolivie et dirige quotidiennement la LLC depuis Santa Cruz, négocie les contrats et réalise lui-même les prestations depuis la Bolivie, la situation doit être analysée différemment.
Le pays d’enregistrement de la société ne suffit donc pas à déterminer son traitement fiscal.
La Bolivie peut notamment intéresser :
La combinaison entre résidence en Bolivie, principe de territorialité, exportation de services, investissements et développement économique du pays peut offrir des possibilités intéressantes à différents profils.
Mais une structure fiscale doit toujours correspondre à la réalité de l’activité et du patrimoine.
Avant de s’installer ou d’investir en Bolivie, il est donc essentiel d’analyser :
La Bolivie peut ainsi constituer un environnement intéressant pour les retraités, rentiers, expatriés, entrepreneurs et investisseurs qui souhaitent construire un projet en Amérique du Sud.
Bolivia Resident accompagne les personnes qui souhaitent comprendre leur environnement fiscal et préparer leur installation, leur investissement ou leur projet professionnel en Bolivie.
Sources : Servicio de Impuestos Nacionales (SIN) ; Bolivia Impuestos, analyses des décrets suprêmes 5327 (février 2025) et 5563 (mars 2026) sur la compensation IUE-IT. Article rédigé en octobre 2026, à titre informatif : il ne remplace pas l’avis d’un comptable ou d’un fiscaliste bolivien.